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L'homme idéal et la femme idéale par un lambda

Mohamed El Omri

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L’homme idéal  (Par la Marocaine lambda)
Aaaaah, si je devais trouver un doux prénom à mon prince charmant, ce serait Rodrigo. J'ai toujours imaginé une histoire d'amour comme celles des telenovelas mexicaines. Mon prince charmant tomberait fou amoureux de moi et serait prêt à tout pour gagner mon amour.

Il dépenserait son argent pour moi et veillerait à ce que je garde bien le mien dans ma poche. Les hommes qui la font "à l'américaine" et partagent en deux l'addition du café ou du restau, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé. Un homme, c'est fait pour payer, moi pour consommer. Attention, je ne suis pas à acheter.

C'est juste que comme Rodrigo, mon homme à moi doit être bon, et généreux. Skhi, comme on dit chez nous. Quand je pense à la tête des copines, voisines et cousines… elles en mourraient de jalousie. Je vais être sincère… Si en plus, mon prince charmant est riche, je ne cracherais pas dessus ni sur le gros diamant qu'il pourrait payer avec un gros chèque.

Voyez-vous, l'argent, c'est important. Vivre d'amour et d'eau fraîche, c'est dans les histoires d'amour à l'égyptienne, qui d'ailleurs, finissent toujours mal. Mais attention, je ne suis pas une "material girl". L'argent ce n'est pas tout... Mon homme à moi, il devra faire plus pour me prouver son amour. M'offrir des roses à dix dirhams – vous voyez que je ne suis pas matérialiste – m'appeler dix fois par jour sur le portable qu'il m'aura acheté…Et puis, surtout, montrer qu'il tient à moi plus qu'à la prunelle de ses yeux.

Me montrer que je suis bien à lui, rien qu'à lui. Qu'il soit jaloux ne me dérangerait pas du tout bien au contraire. S'il m'interdit définitivement de sortir en boîte avec mes collègues de bureau masculins, je dirai amen. S'il me demande d'oublier ce pantalon un peu trop moulant qu'il m'a vu porter le premier jour, je dirai Alleluia. Quelles belles preuves d'amour !

Un homme avec un grand H, "rajel" avec un double R, c'est exactement ce qu'il me faut. Responsable de tout, surtout de moi et de son salaire, respectueux des valeurs familiales sans être dans les jupons de sa mère, et un tantinet macho. H'rech quoi. L'amour dans tout cela ? Of course, il doit être trèèèès amoureux de moi. Un jus de banane qu'il me payerait serait clairement plus digeste quand, les yeux dans les yeux, il me dirait "je t'aime a l'hbiba".

Ah, très important. Il n'aura pas intérêt à vouloir plus que ce petit baiser que je daignerai lui laisser voler dans une salle de cinéma ! Moi, je ne donne pas ce que j'ai de plus précieux au premier venu. Si avec ça, il est encore là, c'est qu'il est vraiment cette perle rare dont je rêve depuis mes 15 ans. Et si en plus, il me demande vite en mariage (ya rbbi amine)… Je promets de lui faire la vaisselle, la lessive, le ménage, et plein de petits Rodrigo !

Et la femme idéale ?
C’est simple, elle doit avoir un peu de tout. Un doux parfum de mes précédentes conquêtes de jeunesse, beaucoup de la retenue et du dévouement de ma mère et une prédisposition d’adulte à faire face à un quotidien de plus en plus difficile. Faire un bout de chemin à deux, parce que c’est plus simple.

Physiquement, elle a intérêt à être belle, avec un joli corps (question de frimer devant les copains)… mais pas trop pour ne pas attirer les convoitises. Elle doit ensuite être intelligente, mais pas trop non plus. Et elle ne doit pas me tenir tête, au risque de me ridiculiser à chaque fois que j’ouvre ma grande gueule.

Une femme idéale doit toucher moins que moi, occuper un poste moindre que le mien, avoir moins d’expérience que moi, de manière à ce que je puisse lui faire découvrir le monde à ma guise.

C’est nouveau, mais je n’ai rien contre son travail à l’extérieur. De toutes les manières, je n’ai plus le choix. C’est à peine si je m’en sors seul, alors… En y réfléchissant, son travail devient même un avantage. Cela voudra dire qu’elle pourra se prendre en charge et aider dans les dépenses communes.

Mais alors, travail ou pas, une femme reste une femme.
Elle doit savoir entretenir son ménage et s’occuper de ses enfants sans jamais rien me demander, et surtout pas d’aider aux tâches ménagères. Il ne faut pas exagérer non plus, un homme doit rester reste un homme. En plus, elles aiment toutes prendre soin de leur amoureux, être à son service.

Tant qu’on est dans l’idéal, pourquoi pas une femme moderne, active et joviale, "hadchi bghatou lwaqt". Mais alors, dans certaines limites. Elle ne doit pas fumer, boire de l’alcool ou sortir seule le soir. Elle doit éviter (au maximum) le contact des hommes, même en milieu professionnel, les voyages d’affaires, les réunions au-delà de 18 heures, les plaisanteries entre collègues ou entre amis, les sorties entre filles, etc. Elle est quand même dépositaire de mon honneur.

Mais alors, gare à elle si elle me parle de mariage. Je saurais alors que tout ce qu’elle a pu me dire ou faire pour moi jusqu’alors n’a été qu’un manège pour arriver à ce que veulent toutes les femmes : te piéger en te promettant un ménage calme et douillet avant de se montrer sous leur véritable visage une fois la corde au cou.
Si je franchis le pas, je reconsidère alors toutes mes cartes. Elle doit d’abord être féconde. Si je me lie à elle pour la vie, c’est peut être par amour, mais aussi pour assurer une continuité à ma descendance. Elle a intérêt à accepter et à chérir ma famille qui sera aussi la sienne finalement. Awla ?

Textes envoyés par Mustapha El Omri pour Artsouk.com
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