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Association

INSAF fait son bilan.

Par houda belabd pour LE MATIN. Publié sur LEMATIN.ma

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Faciliter la réinsertion sociale des mères célibataires, un dessein qui tient à cœur à l'INSAF (Institution nationale de solidarité avec les femmes en détresse). Cette entité associative âgée de 7 ans a tout de même réussi à taper fort.
En effet, depuis sa création, 550 mamans ont été hébergées, 1.100 bébés soignés, 672 ''parrainés en lait'' durant 2 ans et 800 autres enregistrés à l'état civil. Encore, 200 mamans et leurs bébés ont réintégré leurs familles d'origine, 200 autres mamans insérées dans le milieu professionnel...

«Au Maroc, de nombreuses femmes souvent très jeunes, violées et abandonnées, voient leur vie détruite lorsqu'elles se rendent compte qu'elles sont enceintes. Rejetées par leurs propres familles, exclues de la société, ces jeunes femmes se retrouvent dans la plus profonde des détresses. Elles envisagent parfois le suicide, l'abandon de leurs bébés, voire l'infanticide». Ces propos exempts de langue de bois et qui proviennent de Mériem Othmani, présidente de l'INSAF, en disent long sur le supplice qu'endurent les mères malgré elles dans notre société. Pour ce faire, la sensibilisation des parents de ces victimes ainsi que la mobilisation de la société s'avèrent être les credo même de cette institution.

Le dernier trimestre de l'année 2008 a été marqué par l'accompagnement sur les plans social et juridique de 412 mamans mais surtout par la prise en charge de 205 nouvelles femmes. Pour faire face à la charge de plus en plus importante du travail, une quatrième assistante sociale a été recrutée et l'accompagnement médical ne cesse d'être de plus en plus ''solidaire''. En effet, 37 médecins, 15 laboratoires, 5 cliniques privées, 5 hôpitaux publics collaborent bénévolement avec cette association caritative.

La réinsertion familiale et scolaire de filles âgées de 6 à 12 ans, exploitées par le travail domestique, a toujours figuré parmi les préoccupations de l'INSAF et a, par ailleurs, fait sa réputation. L'association tient tant à ''couronner'' cette tâche et accompagne ainsi ces jeunes filles jusqu'à la fin des études primaires. Effectivement, depuis l'année passée, l'équipe de l'association a participé à la scolarisation de 50 fillettes issues de la région de Kelâat Sraghna. A partir de 2010, 50 autres jeunes filles de Kénitra bénéficieront du même programme.

Pour ce qui est du quatrième trimestre de 2008, l'association avait entamé plusieurs projets de réinsertion qui intéressent justement ces fillettes sujettes à la déscolarisation. Lesdits projets ont concerné la mise en place d'une application informatique de gestion, la réinsertion de 63 filles dans des écoles marocaines ainsi que l'ouverture de cinq classes de soutien scolaire. En ce qui concerne le préscolaire, son opérationnalisation fait aussi partie de l'ordre du jour, et ce dans 13 écoles.Pour ''travailler encore'', l'association n'a pas lésiné sur les campagnes de sensibilisation et les messages ont fini par attirer l'attention des citoyens.
Néanmoins, M. Othmani admet non sans amertume qu'une seule main n'applaudit pas et que quoi que l'on fasse, il existe des personnes dont les droits sont encore bafoués: «Il existe encore beaucoup trop d'enfants qui travaillent malgré nos cris de révolte, beaucoup trop de mamans désespérées avec leurs bébés malgré toutes nos tentatives de réinsertion. Quoi qu'il en soit, nous ne cesserons jamais d'agir», garantit-t-elle.

Heureusement, une volonté nationale est là pour raffermir ces efforts: «La formidable synergie créée par les nouvelles perspectives que l'Initiative nationale pour le développement humain a engendrées nous donne l'illusion de pouvoir ''soulever des montagnes''», conclut-elle.

Travail de longue haleine

Le dernier trimestre de 2008 a également été l'occasion d'esquisser des projets en perspective à long terme.
Parmi ''ces intentions'', il y a lieu de citer l'opérationnalisation des conseils de gestion dans plusieurs écoles pour y proposer des actions de
sensibilisation. De plus, il s' agit d'organiser sept activités parascolaires avec plusieurs écoliers concernant le thème universel «Droits de l'enfant». Par ailleurs, les imams de mosquées sont appelés à diffuser des messages religieux chaque vendredi à l'égard des filles concernées. Dans ce cadre, une délégation dite des ''affaires islamiques'' s'assure de la bonne diffusion de ces messages.

 Pourtant, force est de constater que la sensibilisation doit être généralisée et constamment renouvelée. Car pour lutter définitivement contre l'exploitation des petites filles dans le travail domestique, les mentalités doivent être ''modelées''. Finalement, rappelons qu'il y a à peine quatre années de cela, l'INSAF a été nommée ''Organe consultatif des Nations unies''.Finalement, rappelons qu'il y a à peine quatre années de cela, l'INSAF a été nommée ''Organe consultatif des Nations unies''.

Par houda belabd | LE MATIN

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