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Orientales

«Ni putes ni soumies, Itinéraire d'un combat»

Eurosud.org

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L’association Ni putes Ni soumises souffle aujourd'hui sa deuxième bougie. Canal + fête l'événement, en proposant ce soir la diffusion à 20h55 d’un concert donné au profit de l’association, suivi  à 22h40, d’un film documentaire tourné par Margherita Caron.
L'an dernier les B.G.A. (Paris-19e) avait organisé une rencontre entre Samira Bellil et des collégiens de notre quartier. Plus de quarante d'entre eux avaient acheté le livre de Samira : "l'Enfer des tournantes".

C'est une mise en voix et en jeu de ce livre que préparent notre amie Salima Kheloufi (membre du CA d'Eurosud) et Afida Tahri. La création sera donnée dans le cadre du Festival au féminin, organisé par Graines de soleil, à la Goutte d'or (Paris-18e), les huit premiers jours de mars. Retenez la date du mercredi 2 mars à 20h30 (au LMP - Lavoir moderne parisien).

Cet hommage à Samira sera soutenu par les musiques d'Antoine Faure et Valérie Philippin, ainsi que par un montage photographique et sonore de Vincent Guimas. Le projet est coordonnée par Chantal Latour (contact : 06 08 99 15 61), responsable du pôle culture du mouvement "Ni Putes Ni Soumises" .

Afida Tahri est comédienne, chanteuse et metteur en scène . Découvrant dés l'enfance le théâtre grâce à Peter Brook, elle travaille avec Jacques Lassalle, Georges Aperghis, Jean Bois, met en scène "le Souffle" de Thomas Bernhard, dirige le groupe de chanteuses berbères de l'Opéra équestre de Bartabas , crée le spectacle de chants, danses et récits berbères "Yzorane". Elle prépare un spectacle sur le corps et les femmes en islam. Elle forme de nombreux comédiens et chanteurs.

Salima Kheloufi est comédienne et metteur en scène. Après avoir travaillé avec Julie Brochen, Emmanuel Rey, Claudia Stavisky, François Rançillac, Pierre Pradinas, Simon Abkarian, Carlo Boso, Denise Challem... elle crée "Fatma" de M'hamed Benguettaf en 2002, programmé durant un mois dans le 19e, puis diffusé avec l'aide notamment de beaucoup d'associations amies.

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Soirée «total respect» sur CANAL+ ce mardi 1er février 2005
consacrée à l'association Ni putes ni soumises, avec diffusion du concert de l'Olympia puis un documentaire sur le quotidien du mouvement.

«Ni putes ni soumises» en pleine lumière
par
Isabelle Nataf

Au départ, Margherita Caron a commencé à filmer l'aventure du mouvement «Ni putes ni soumises» pour elle-même. Pour «garder une trace de ce qui se passait» ; parce qu'elle se sentait concernée par les revendications de ces femmes qui se battent l'égalité, la mixité et la laïcité. «J'avais lu le livre de Fadela Amara et j'ai trouvé que sa vision des choses était très juste, dit la réalisatrice. Il est très important de montrer à la face du monde que la condition des femmes n'est pas partout pareille et de redonner sens aux valeurs qui sont celles de l'identité et de l'appartenance à un pays.»

Pendant un an, Margherita Caron a suivi les réunions et les débats de l'association, puis elle a rencontré sa présidente, Fadela Amara. Comme elle souhaitait aller plus loin dans son travail, elle est allée voir une maison de production indépendante, Palette, qui lui a prêté une caméra et donné des cassettes. La jeune femme est alors partie avec les membres de «Ni putes ni soumises» dans leur tour de France républicain en février 2004. «J'ai filmé durant un mois, j'ai constitué un dossier et Canal + m'a contactée. La chaîne souhaitait diffuser un programme autour du mouvement et Fadela leur avait parlé du travail que je faisais.»

Cette fois avec plus de moyens, Margherita Caron a pu poursuivre son enquête en se rendant notamment dans les comités, plus de cinquante qui se sont constitués dans toute la France. Et elle a recueilli de nombreux témoignages de femmes mais aussi d'hommes qui se battent quotidiennement sur le terrain contre les agressions verbales, les violences conjugales et sexuelles, les mariages forcés, les conflits familiaux. Des situations dont on ne peut exclure l'intégrisme qui a une place essentielle dans les débats de l'association. Selon Fadela Amara, il faut prendre en compte, dans cette situation d'aujourd'hui, trois paramètres : «le chômage de masse, une République qui n'a pas intégré tous ses enfants et l'émergence, dans les années 90, de l'islam des caves qui a instrumentalisé l'islam».

De la religion et du voile, il en est beaucoup question dans les débats. La réalisatrice a d'ailleurs filmé des réactions négatives de femmes voilées aux revendications de ceux qui soutiennent «Ni putes ni soumises» et des débats houleux entre ces dernières et Fadela Amara. «Le mouvement sert à légitimer des actes islamophobes, dit l'une d'entre elles. Vous insinuez qu'on n'est pas capables de réfléchir toutes seules. Ne faites pas d'amalgame. Les jeunes filles veulent être voilées.» Même si ce genre de réactions est minoritaire, Margherita Caron a tenu à les filmer. «Je n'ai pas voulu faire un documentaire militant ou borné», dit-elle. «Il était important de tenir compte des voix dissonantes.»

Le film revient sur la genèse du mouvement et la façon dont il s'organise. Une façon de mieux comprendre «Ni putes ni soumises» de l'intérieur, du combat quotidien de chacun des bénévoles et de l'objectif qu'il poursuit. Pour que les valeurs citoyennes aient enfin le droit de cité (s).

 

«Ni putes ni soumises, Itinéraire d'un combat»

Canal +, Mardi 1er février 2005 à 23 heures



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