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Actualités

Accord d’Agadir/ secteur textile&habilement Pour une politique de promotion solidaire et complémentaire

Insaf. B source : www.businessnews.com

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Comment l’opérateur économique peut-il exploiter les avantages des accords de partenariats multiplies, signés par la Tunisie ? Comment peut-il privilégier les avantages d’un accord par rapport à un autre ?
Dans tous les cas, s’il n’est pas informé, il lui sera difficile de savoir. Ce qui est étonnant, c’est que lorsqu’ on veut les informer, ils sont aux abonnés absents.

Hier, au siège du centre de Promotion des Exportations (CEPEX), ils ne se bousculaient pas aux portes pour découvrir les avantages offerts par l’accord d’Agadir dans un secteur pourtant clé dans les économies des pays signataires (La Tunisie, le Maroc, l’Egypte et la Jordanie), à savoir le textile&habillement. Force est de reconnaître que sans la conviction du privé, il serait difficile d’aller de l’avant. Le travail accompli par l’Unité Technique d’Exécution de l’accord d’Agadir demeurera à un stade purement théorique.

Secteur clé dans les économies des pays signataires de l’Accord d’Agadir, le textile&habillement regorge d’opportunités de partenariat, d’investissement, de coopération et surtout de complémentarité et d’intégration pour les quatre pays. La coopération et la complémentarité s’imposent de plus en plus, eu égard à la rude concurrence livrée par les pays asiatiques, suite au démantèlement des accords multifibres (AMF) et la suppression des quotas sur le marché américain. Bien que l’accord d’Agadir offre des avantages multiples et des opportunités d’intégration et de complémentarité, le secteur privé, premier concerné par cet accord, semble tout ignorer ou presque du contenu et des perspectives éventuelles d’affaires et de partenariat disponibles. D’où l’initiative de l’Unité Technique d’engager une étude sur les opportunités de cumul d’origine et de complémentarités dans le secteur textile&habillement dans les Etats membres de l’Accord Arabe Méditerranéen de Libre Echange, signé en 2004 entre l’Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie, entré en vigueur en avril 2007.

Les résultats de l’étude dégagent une très faible coopération entre les pays signataires bien que les enjeux soient de taille. Le secteur constitue une activité clé dans l’ensemble des économies des pays signataires. Le textile&habillement présente, en effet, près de dix mille entreprises et des exportations d’une valeur de 7,5 milliards d’euros. Il est le premier employeur, le premier exportateur et la première source des recettes en devises des pays signataires de l’accord d’Agadir. Ensemble, les quatre pays représentent, 1,5 millions de salariés directs et environ 10 millions de personnes qui en dépendent fortement. Ces pays sont désormais confrontés à la même problématique, celle de répondre au double défi de la mondialisation des échanges et des nouvelles attentes des marchés d’exportation. Dès lors, et comme le mentionne bien l’étude, l’objectif général de la démarche est de contribuer au développement durable du secteur textile&habillement de la zone Agadir à travers une coopération renforcée, fondée sur la fertilisation croisée des atouts compétitifs des quatre pays.

L’étude s’est engagée dans la recherche des complémentarités possibles, dans l’analyse des performances du secteur dans chaque pays membre de l’accord d’Agadir ainsi que l’analyse du contexte international. Elle a aussi identifié des recommandations, des pistes d’actions et des propositions à engager aux fins de développer le partenariat et la complémentarité entre les pays signataires. Ceux-ci ne se positionnent sur les mêmes marchés. Alors que l’Egypte opère sur le marché européen (700 millions de dollars), et américain (806 millions de dollars), la Jordanie est parmi les premiers fournisseurs des Etats-Unis (1,350 milliards de dollars), en 2006. Par contre, la Tunisie et le Maroc sont essentiellement, voire exclusivement, focalisés sur le marché européen avec respectivement 1,471 milliard d’euros et 2,7 milliards d’euros. Les quatre pays n’occupent pas non plus le même rang au niveau des fournisseurs de l’Union européenne, que ce soit de manière générale ou par produits. En effet, s’il est vrai que la Tunisie et le Maroc comptent parmi les premiers fournisseurs de l’Europe, ils son classés différemment au niveau des produits. En effet, la Tunisie est le 8ème fournisseur de l’UE, en matière de tee-shirt. Le Maroc occupe le 6ème rang. L’Egypte est au 14ème rang . Par contre, pour ce qui est des vêtements de travail, la Tunisie et le Maroc sont en tête de liste des fournisseurs avec respectivement, la 2ème et la 3ème position, selon l’étude.

En dépit de toutes les différences qui peuvent constituer des atouts de complémentarité, les pays signataires de l’accord d’Agadir sont tous, dans le même bateau de la mondialisation et doivent faire face aux mêmes défis. Pour cela, ils gagneraient en exploitant les avantages offerts par l’accord d’Agadir et en s’engageant dans une politique de promotion solidaire, complémentaire et subsidiaire. Dans ce contexte, l’étude propose un plan d’action dont les principaux axes concernent la création de l’Association d’Agadir pour le Textile (ATA), qui sera composée des Fédérations Nationales de Textile&Habillement des pays signataires et qui aura pour mission première, de défendre les intérêts du secteur en constituant par la même un lobby pouvant exercer une pression au niveau international. A cela s’ajoute une campagne de communication complémentaire pour promouvoir l’image de la zone Agadir en tant que zone compétitive aussi bien au niveau des coûts, des opportunités de complémentarité et de zone attractive d’investissements.

L’étude propose par ailleurs, l’incitation à l’approvisionnement en Egypte, le renforcement de la coopération pour conquérir les marchés en mettant l’expérience des uns au profit des autres. L’étude prône, d’un autre côté, un développement d’une politique de marketing et de promotion solidaire, excellente, complémentaire et subsidiaire. Solidaire, parce qu’ils sont condamnés à s’unir pour relever le défi asiatique. Complémentaire, parce qu’on peut additionner les atouts compétitifs. Excellente, parce qu’ils peuvent gagner des parts de marché et subsidiaire, en évitant de s’engager dans ce qui marche très bien ailleurs, pour ne pas perdre de temps et tenter de créer de la valeur ajoutée.

Les orientations stratégiques seraient de développer les échanges commerciaux entre les quatre pays, d’encourager les investissements industriels et commerciaux, de développer une politique de promotion commune, de développer une coopération complémentaire intra-Agadir, de renforcer la coopération avec d’autres pays, tels que la Turquie, la Syrie, l’Algérie, d’autant plus que dans le cadre de l’accord d’Agadir, les pays signataires bénéficient du cumul d’origine et de complémentarités dans le secteur textile&habillement. En d’autres termes, en cas de complémentarité dans le secteur, les exportateurs vers l’Union Européenne

...bénéficient de l’exonération des droits et de taxes douanières, immédiatement, sans attendre la fin du démantèlement des tarifs douaniers, actuellement en cours, au Maroc, en Egypte et en Jordanie. Faut-il rappeler que seule la Tunisie a vu l’entrée en vigueur de la Zone de Libre Echange avec l’Union Européenne, depuis le 1er janvier 2008 ?

Insaf. B

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