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Musée de Marrakech : 2ème vie

sources : emarrakech.info

Réf : 325

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Abrité dans un bel espace à l’architecture maroco-andalouse, situé au cœur de la médina, le musée privé de Marrakech résistera-t-il à la disparition de son fondateur et mécène, Omar Benjelloun ? Visite des lieux.
Dans le patio central du musée de Marrakech, limitrophe de la medersa Ben Youssef, un sol tout en zelliges, trois fontaines où ruisselle une eau limpide, des murs ornés de frises en stuc et en bois peint invitent à la contemplation. Dans cet ancien palais de Mehdi Mnebhi (ministre de la Défense du sultan Moulay Abdelaziz de 1894 à 1908) construit sur une surface de 2.000 m2, l’art maroco-andalou allie finesse et beauté.

Une dizaine de touristes flânent dans les lieux, là où le soleil de plomb de la ville rose semble moins brûlant. Certains se reposent de la visite du musée en se désaltérant dans la petite cafétéria ou en dégustant des pâtisseries marocaines, d’autres flânent dans la librairie à la recherche de lithographies, de cartes postales, de publications du musée ou d’ouvrages d’art et de romans de la littérature marocaine.

Depuis le mois de mai, mois de la photo à Marrakech, le musée propose deux expositions d’art contemporain : il s’agit d’une composition de l’artiste italienne Angiola Bonanni et de photographies de l’artiste marocain Hicham Benohoud, exposées jusqu’au 31 juillet.

Dans la première, des objets insolites réalisés en collaboration avec des artistes de Marrakech, comme des rideaux fabriqués à l’aide de capsules de limonade ou encore des jarres conçues avec des pneus de voiture. L’artiste propose à travers ses "objets métis" une réflexion sur le changement et l’histoire. La seconde est une rétrospective de H. Benohoud, enseignant en arts plastiques qui vit et travaille à Marrakech.

Les photos de l’artiste frappent les esprits. Une angoisse sourde se dégage de ses milliers de portraits d’élèves et qu’il n’hésite pas à "torturer" comme il l’exprime lui-même. Les portraits sont peints et découpés, particulièrement les yeux et les bouches des modèles, comme pour exprimer une liberté brimée et surtout un espoir condamné d’avance chez une jeunesse en proie à la souffrance. La beauté des lieux d’exposition tend à adoucir les messages désespérés de l’artiste.

L’ancien hammam, accessible à partir du patio, et les anciennes cuisines, la douiria, sont réservés à l’art contemporain, explique la conservatrice du musée Sakina Rharib. Quant aux arts patrimoniaux, ils sont exposés dans le patio et les salons qui l’entourent. Qu’il s’agisse d’art contemporain ou de patrimoine, le musée a recours à des expositions temporaires. Ce choix s’explique, non par l’ignorance de l’exposition permanente, pilier traditionnel de tout musée de par le monde, mais, souligne Mme Rharib, par la volonté de varier le produit culturel pour répondre à l’internationalisation croissante de la ville.

Afin de fidéliser le public, mieux vaut lui offrir des expositions nouvelles exprimant des tendances artistiques multiples et proposant l’interprétation de certaines composantes du patrimoine marocain. Quatre expositions d’art contemporain ont lieu chaque année en plus d’une exposition patrimoniale.

Parmi les expositions patrimoniales dont la majorité des objets exposés proviennent de la Fondation Omar Benjelloun, nous pouvons citer : "Calligraphie Islamique" , et "Céramique ancienne de Fès".



D’autres sont organisées en partenariat avec des organismes nationaux ou internationaux telles : "Beauté sauvage : le tapis rural marocain" et "Instruments de musique du Maroc".
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