onglet_artsouk onglet_artsouk

 

boukhari3p.jpg

Librairie

Les peintres au Maroc

Artsouk

Réf : 362

Visites : 9664

" De par sa situation géographique, le Maroc a de tous temps été au confluent de vents et courants divers. Certains, porteurs d'une trouble obscurité, ont entravé ses projets, d'autres plus clairs et purs, ont été à l'unisson de ses propres énergies et contribué à épanouir ses potentialités, favorisant l'élan vers le futur ", pense Khalil El Ghrib, plasticien contemporain né en 1948.

On pourrait penser que l'art contemporain est né au Maroc avec la présence des occidentaux pendant la période coloniale. Les influences extérieures ont en effet joué leur rôle dans son évolution mais elles ont été très vite relayées par un éveil interne des consciences artistiques.

Les premiers pas
Dans les années 1920-1930 des talents se sont révélés soudainement. La plupart des peintres qui émergent sont autodidactes. Dans les années 50, des salons annuels et des ateliers d'art ouvrent de nouvelles perspectives aux artistes marocains naissants. Les artistes qui s'exprimaient auparavant chacun de leur côté, se regroupent désormais et génèrent pour la première fois une réflexion commune sur l'art.

En outre, un changement dans les mentalités provoque une rupture avec un héritage traditionnel qui avait tendance à étouffer les élans artistiques. Il ne s'agit pas alors de renier ce patrimoine précieux mais plutôt de se l'approprier, de le transformer et de l'intégrer à des démarches plus actuelles. Le devenir de la peinture au Maroc est en jeu, pour quelques personnes, c'est devenu un cheval de bataille.

C'est entre 1955 et 1979 que l'art contemporain émerge véritablement au Maroc et plus particulièrement à Casablanca. En 1964 un réel débat prend forme. Le regard des artistes se tourne définitivement vers de nouvelles expressions.

Les acteurs
Une poignée d'artistes (Farid Belkahia, Mohamed Melehi et Mohamed Chebâa) qui enseignent alors à l'école des Beaux-Arts jouent le rôle de catalyseur. Ils seront vite rejoints par Mohamed Hamidi, Mohamed Ataallah et Moustapha Hafid et seront à l'initiative de nombreux débats, expositions, actions dans la rue. Il s'agit là des acteurs premiers d'une recherche sur une nouvelle identité artistique encrée dans la modernité.

Il s'ensuit dans les années 1960, une période riche en échanges interdisciplinaires. Les artistes de Casablanca collaborent avec des artistes des autres régions. La dynamique est lancée.

Ces derniers sont à l'origine de l'Association nationale des plasticiens marocains et organisent la première exposition en 1976 qui regroupe une trentaine d'artistes. A son point culminant, le groupe éclate, les idées divergent, les démarches créatives également, les tendances et les parcours prennent différentes orientations... Les artistes se rassemblent désormais par affinités d'idées et de création. Mais déjà l'art contemporain existe bel et bien au Maroc, digne de figurer sur la scène internationale. Et ce, malgré l'absence de soutien de l'Etat.


Avec le temps, les premiers artistes continuent de créer et de produire des œuvres importantes alors que de plus jeunes plasticiens commencent à faire parler d'eux, notamment Mohamed Kacimi, Fouad Bellamine et Hassan Slaoui, pour ne citer que ceux-là. Cette jeune génération de peintres expose en 1970 et pose sur la scène nationale les premiers repères d'une nouvelle phase qui élargit les horizons de la création. Une création riche en parcours individuels, en vocations, en recherches donnant lieu à une peinture légitimement contemporaine. Une peinture caractérisée par la multiplicité des formes et des courants, la libération des tabous liés à l'Islam et la valorisation de l'individu dans tout ce qu'il a de plus subjectif.

Les jeunes d'aujourd'hui s'interrogent à travers leur art sur leur identité, leurs racines, les liens avec la modernité. Ils expriment leurs incertitudes et leur insécurité dans un monde qu'ils trouvent incomplet.

 La diffusion de l'art
Si les galeries privées ont longtemps joué le rôle de diffuseurs de l'art au Maroc, sa reconnaissance ultime ne viendra qu'en 1990 avec une riche collection d'une soixantaine d'artistes et la création de " La Villa des Arts " à Casablanca, le premier Musée d'art contemporain crée au Maroc. Un lieu qui ne reste pas un simple Musée mais aussi un lieu d'information, d'initiation à l'art, qui se veut ouvert à un large public.

La Banque Commerciale du Maroc crée également Actua, une fondation très active et qui révèle de jeunes talents aux idées novatrices, tels que Mounir Fatmi (plasticien et vidéaste), Khalil El Ghrib, Hicham Benohoud.

Il s'agit encore aujourd'hui de deux lieux de vitalité et de perpétuel renouvellement créatif.

On pourrait penser que l'art contemporain est né au Maroc avec la présence des occidentaux pendant la période coloniale. Les influences extérieures ont en effet joué leur rôle dans son évolution mais elles ont été très vite relayées par un éveil interne des consciences artistiques.

Les premiers pas
Dans les années 1920-1930 des talents se sont révélés soudainement. La plupart des peintres qui émergent sont autodidactes. Dans les années 50, des salons annuels et des ateliers d'art ouvrent de nouvelles perspectives aux artistes marocains naissants. Les artistes qui s'exprimaient auparavant chacun de leur côté, se regroupent désormais et génèrent pour la première fois une réflexion commune sur l'art.

En outre, un changement dans les mentalités provoque une rupture avec un héritage traditionnel qui avait tendance à étouffer les élans artistiques. Il ne s'agit pas alors de renier ce patrimoine précieux mais plutôt de se l'approprier, de le transformer et de l'intégrer à des démarches plus actuelles. Le devenir de la peinture au Maroc est en jeu, pour quelques personnes, c'est devenu un cheval de bataille.

C'est entre 1955 et 1979 que l'art contemporain émerge véritablement au Maroc et plus particulièrement à Casablanca. En 1964 un réel débat prend forme. Le regard des artistes se tourne définitivement vers de nouvelles expressions.

Les acteurs
Une poignée d'artistes (Farid Belkahia, Mohamed Melehi et Mohamed Chebâa) qui enseignent alors à l'école des Beaux-Arts jouent le rôle de catalyseur. Ils seront vite rejoints par Mohamed Hamidi, Mohamed Ataallah et Moustapha Hafid et seront à l'initiative de nombreux débats, expositions, actions dans la rue. Il s'agit là des acteurs premiers d'une recherche sur une nouvelle identité artistique encrée dans la modernité.

Il s'ensuit dans les années 1960, une période riche en échanges interdisciplinaires. Les artistes de Casablanca collaborent avec des artistes des autres régions. La dynamique est lancée.

Ces derniers sont à l'origine de l'Association nationale des plasticiens marocains et organisent la première exposition en 1976 qui regroupe une trentaine d'artistes. A son point culminant, le groupe éclate, les idées divergent, les démarches créatives également, les tendances et les parcours prennent différentes orientations... Les artistes se rassemblent désormais par affinités d'idées et de création. Mais déjà l'art contemporain existe bel et bien au Maroc, digne de figurer sur la scène internationale. Et ce, malgré l'absence de soutien de l'Etat.


Avec le temps, les premiers artistes continuent de créer et de produire des œuvres importantes alors que de plus jeunes plasticiens commencent à faire parler d'eux, notamment Mohamed Kacimi, Fouad Bellamine et Hassan Slaoui, pour ne citer que ceux-là. Cette jeune génération de peintres expose en 1970 et pose sur la scène nationale les premiers repères d'une nouvelle phase qui élargit les horizons de la création. Une création riche en parcours individuels, en vocations, en recherches donnant lieu à une peinture légitimement contemporaine. Une peinture caractérisée par la multiplicité des formes et des courants, la libération des tabous liés à l'Islam et la valorisation de l'individu dans tout ce qu'il a de plus subjectif.

Les jeunes d'aujourd'hui s'interrogent à travers leur art sur leur identité, leurs racines, les liens avec la modernité. Ils expriment leurs incertitudes et leur insécurité dans un monde qu'ils trouvent incomplet.

La diffusion de l'art
Si les galeries privées ont longtemps joué le rôle de diffuseurs de l'art au Maroc, sa reconnaissance ultime ne viendra qu'en 1990 avec une riche collection d'une soixantaine d'artistes et la création de " La Villa des Arts " à Casablanca, le premier Musée d'art contemporain crée au Maroc. Un lieu qui ne reste pas un simple Musée mais aussi un lieu d'information, d'initiation à l'art, qui se veut ouvert à un large public.

La Banque Commerciale du Maroc crée également Actua, une fondation très active et qui révèle de jeunes talents aux idées novatrices, tels que Mounir Fatmi (plasticien et vidéaste), Khalil El Ghrib, Hicham Benohoud.

Il s'agit encore aujourd'hui de deux lieux de vitalité et de perpétuel renouvellement créatif.

Une place difficile pour les femmes
Dans un contexte où les artistes doivent se battre pour faire valoir leur art et où le poids de l'Islam est un frein à l'évolution des mentalités, il va sans dire que les femmes artistes ont mené un combat de longue haleine, plus périlleux. En 1991, une comédienne connue pour son talent et ses engagements politiques est invitée à une émission de télévision intitulée " L'homme en question ". Quelques jours auparavant, elle se fait kidnapper et violer. Un exemple parmi d'autres.

Source : http://www.france5.fr/arts_culture

Site de peintres au Maroc
Le site http://www.art-maroc.co.ma est la plus ancienne et la plus riche galerie d'art virtuelle créée au Maroc. C'est aussi, au plan technique, celui qui offre la meilleure qualité de reproduction des toiles exposées. Le site compte actuellement plus de 1000 tableaux sélectionnés et produits par des artistes peintres célèbres ou de jeunes peintres au talent avéré.
Malek LEGHRAIRI

 

fidali1p.jpg
 

ArtSouk, Promotion du Patrimoine, de la Culture et de l'Artisanat Marocain
Siret : 451 157 200 - CNIL 881676 Copyright ArtSouk 2011
Mentions légales Contactez-nous Paiements sécurisés