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Ouverture à Marrakech de la Conférence du G77

Emarrakech.info

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Les travaux de la Conférence de haut niveau du Groupe des 77 et la Chine débutent aujourd'hui à Marrakech et auront pour mot d'ordre le renforcement de la coopération entre les pays du Sud, qui cherchent à unifier leurs positions en vue de faire face au nouvel ordre mondial, notamment dans les négociations sur la libéralisation du commerce.
Les pays membres du Groupe des 77 et la Chine tenteront de remettre sur le devant de la scène l'éternelle question du développement dans les 135 pays que constitue ce regroupement : commerce inter-régional, sécurité alimentaire, technologies de l'information, éducation, santé, investissement et énergies renouvelables.

La conférence de Marrakech constitue une réelle opportunité pour développer une vision unifiée à même de servir au mieux les intérêts des pays membres du G77 et de les préparer aux futures échéances. Certes, les pays du Sud déploient des efforts considérables pour s'intégrer pleinement dans l'économie mondiale, ceci atteste de leur engagement et attachement à la poursuite du processus de libéralisation de l'économie mondiale.

Cependant, l'expérience de cinq années de mise en œuvre des Accords de Marrakech a clairement montré que la libéralisation n'a pas profité à tous. En effet, ces pays n'ont pas réellement bénéficié des résultats positifs, notamment en matière de développement économique et social et du bien-être de leurs populations, et même certains pays du continent africain ont vu leur situation économique et sociale se dégrader et les risques de leur marginalisation s'accentuer.

Ainsi, la problématique du développement n'a jamais été aussi pressante en raison de l'ampleur des défis auxquels ces pays seront appelés à faire face dans un monde de plus en plus interdépendant.


On se souvient tous d'ailleurs de la Déclaration du Millénaire, adoptée en septembre 2000 par les chefs d'Etat du monde entier réunis au siège des Nations unies à New York, établissant ainsi un vrai pacte entre les nations et imposant des obligations aux pays tant développés qu'en développement aux fins de réaliser les objectifs du nouveau millénaire pour le développement.

En effet, les pays donateurs doivent assurer l'allègement de la dette, faciliter les échanges commerciaux et accroître leurs investissements et leur appui aux pays en développement, tandis qu'on attend de ces derniers qu'ils élaborent clairement des stratégies et des priorités nationales propices à des réformes favorables aux plus pauvres. Le respect de ce pacte relève de la responsabilité et du pouvoir de tous.

Il peut unir riches et pauvres, du Nord et du Sud, issus de pays développés et en développement non pas sur le plan de la rhétorique mais de façon très concrète.
Et comme l'indique clairement le rapport 2003 sur le développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le monde se trouve à une période charnière.

Si toutes les nations - riches et pauvres - honorent aujourd'hui leurs engagements en manifestant leur volonté et en mobilisant les ressources nécessaires, elles seront en mesure d'atteindre d'ici à 2015 les objectifs du millénaire pour le développement : " éliminer " la pauvreté et la faim, scolariser chaque enfant et trouver des issues aux crises affectant la santé et l'environnement.

Alors qu'un milliard de personnes continuent de vivre dans la pauvreté absolue sans avoir accès aux écoles ou aux soins de santé, dans un environnement en constante dégradation, le défi auquel la communauté internationale est confrontée en matière de développement n'a jamais été aussi important.

Et pourtant, si 54 pays se sont appauvris dans les années 90, des centaines de millions de personnes ont surmonté la pauvreté dans d'autres. La Conférence de Marrakech qui se poursuivra jusqu'au 19 de ce mois devrait mettre l'accent également sur l'importance des transferts de technologie pour assurer le développement et en particulier souligner l'intérêt certain d'une plus grande participation des pays dits en développement dans le commerce électronique.

Cependant, la croissance de cette nouvelle forme de commerce demeure tributaire de l'existence d'infrastructures adéquates et de capacités humaines nécessaires pour accompagner son développement. Il est certain qu'il faut rétablir la véritable dimension du développement et lui donner sa signification intrinsèque mais il faudra aussi insister sur une approche de dialogue constructif avec les partenaires du Nord en vue de réaliser ensemble les objectifs de développement.
Emarrakech - MAP - MATIN
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