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Les marocains

Cinéma marocain: un avenir prometteur

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Dans le cadre du Festival international des trois continents, la Montgolfière d'or a été remise au réalisateur kirghize Marat Sarulu pour Altyn Kyrghol (Mon frère, la route de la soie), la Montgolfière d'Argent couronne le long-métrage iranien, Emtehan (L'examen) de Nasser Refaie.

A noter que le film tunisien, Araïs al teïn ( Poupée d'argile ) a obtenu quand à lui le Prix du public.

Cette 24éme édition a été l'occasion de mettre un bon coup de projecteur sur le cinéma marocain de ses débuts (70's) à aujourd'hui.

Neuf films ont été retenu par les organisateurs, les frères Jalladeau pour illustrer l'évolution du septième art dans le rayaume chérifien. Des réalisateurs ont fait le déplacement: Mohamed Abderrahmahn Tazi (Badis), Souheil Ben Barka, Hassan Legzouli (courts-métrages) et Daoud Aoulad Syad (Le cheval de vent). 

Mohamed Tazi, un des pionniers et artisans du cinéma marocain a eu le temps d'exprimer son souhait de voir un jour se mettre en place dans son pays un institut du cinéma. "De 1968 à 1984-1985, une vingtaine de films ont été produits et ce jusqu'à la restauration du fonds de soutien en 1982.

Aujourd'hui, on comptabilise une centaine de films, à raison de 8, 9 films par an" souligne Souheil Ben Barka. A partir de janvier 2003, la création cinématographique bénéficiera d'un budget de 20 millions de dirhams. Seul bémol, les techniciens spécialisés font défaut (ingénieurs de son, directeur de la photographie, maquilleurs.)

La création d'un Institut supérieur de cinéma en est encore au stade de projet car les crédits manquent. Des contacts sont actuellement établis avec certains pays européens prêts à soutenir le projet comme la France, la Belgique.

Les films grand public et d'auteur trouvent un bon écho chez les Marocains (de 3 à
400 000 entrées selon Ben Barka) comme l'atteste le succès de A la recherche
du mari de ma femme.

L'impact des scénarii à dimension sociale est expliqué en quelques mots par le jeune réalisateur Hassan Legzouli: "le public marocain a soif de sa propre image". La télévision joue un rôle dans la promotion des longs-métrages avec 120 passages publicitaires. L'objectif avoué de Ben Barka est de réaliser 1 million d'entrées. Il faudrait pour cela revoir le prix à la baisse du ticket, encore trop élevé pour une grande partie des Marocains...

Concernant la distribution à l'étranger, notamment dans le monde arabe, il reste beaucoup à faire. A l'inverse, le Maroc est la destination préférée des grandes productions étrangères notamment américaines. Les professionnels du cinéma marocain s'en prennent alors à la politique protectionniste égyptienne.
"Seule la Tunisie accorde un intérêt au cinéma marocain et vice versa" précise Ben Barka.

La réponse nuancée de Mohamed Tazi est plus réaliste: "les sujets sont traités librement tant que l'on ne s'attaque pas directement à des thèmes fondamentaux comme le régime en place ou la religion dans sa globalité".

En conclusion,
le cinéma marocain se porte bien et le futur est prometteur. Dommage que la discussion n'ait pas abordé d'autres questions comme la place des femmes réalisatrices, l'accès au septième art etc.

Sources photos :
http://pavans.free.fr/Maroc/maroc_1.htm
http://www.dreamakerproductions.com

sources : Idrisside 2002/12/17
www.emarrakech.info

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