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Le tapis au Maroc

Yassine, ArtSouk-Marrakech

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 Parmi les différentes significations que revêt le terme "zarabia" (tapis), d'origine arabe, on retiendra plus particulièrement celle de "parterre fleuri" ou encore de "ce qui est tendu au sol et sur lequel on prend appui".

La forme berbérisée est : tazerbyt'

Au Maroc, on emploie également le mot qtifa, de même origine, qui désigne le tapis à haute laine tissé généralement dans les régions de haute altitude chez les Marmoucha et les Aït Ouaouzguite.

Si Al-Idrissi un peu avant le milieu du XIIe siècle, Ibn Saïd et al-Saqoundi dans la première moitié du XIIIe siècle, signalent la qualité des laines produites à Chinchilla et l'excellence de facture des tapis réalisés à Murcia, Baza, Grenade, le tapis d'Abanilla donnant déjà lieu à une exportation en Orient - les chroniqueurs marocains soulignent la beauté des tapis ou encore des tentures murales (hanbel), tapis à poils ras, et la place que cette production occupe au Maroc.
Il est probable que certains tissages régionaux, bien que non attestés durant le haut Moyen Age, soient déjà observés, à l'instar d'autres industries telle celle de la céramique.

A l'époque mérinide, le tapis figure parmi les cadeaux remportés par les ambassades étrangères. Au nombre des présents offerts par le Sultan Abou-l-Hassan au Souverain Mamelouk d'Egypte, on compte "…deux hanbel en soie, dix hanbel en soie et laine … et des hanbel des Zemmour".

Sous le règne du Sultan Abou Inan, Ibn Al-Haj Al-Noumayri décrit l'apparat d'une caravane princière : "… et sur eux (les chameaux), (on voit) des tissus en soie et en fil d'or et des tapis (zarabi) d'une beauté sans égal". Ce chroniqueur note, par ailleurs, la beauté d'une zawiya de l'époque, qualité que lui confère son mobilier riche et varié : "J'ai vu la coupole et toutes les pièces qui sont garnies d'un ameublement d'une beauté singulière, composé de tapis à haute laine (qataïf), de tapis à poil ras et à points noués (zarabi) et de couvre-lits".

Au XVIe siècle, Jean Léon l'Africain précise que le tapis fait partie du trousseau de la mariée de Fès : "On donne encore un tapis à laine longue d'une vingtaine de coudées et trois couvertures dont une face est un drap…".

Il signale, de même que De Marmol, la vente aux enchères des tapis à Fès : "Près de là, dans quelques petites boutiques, on vend aux enchères des tapis et des couvertures de lit".

A la même époque, sous les Saâdiens, on retrouve le tapis parmi les produits du Maroc exportés, notamment versa l'Afrique Noire, L'historiographe de la dynastie saädienne - al-Fachtali - évoque à maintes reprises, dans sa description du palais al-Badiâ, la finesse des tapis meublant les majestueuses qoubba.



Les chroniqueurs des XVIIIe et XIXe siècles se réfèrent souvent à cette production. Ibn Zidan mentionne l'usage du tapis au temps de Sidi Mohammed Ibn Abdallah. Al-Douâyf rapporte que le tapis est un cadeau de choix à l'époque de Moulay Sliman.

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